Cameroun, la fièvre de l’élection : vieux lions, jeunes colères et drones dans la savane

 

Cameroun, la fièvre de l’élection : vieux lions, jeunes colères et drones dans la savane









Le Cameroun aborde l’été 2025 sur une corde raide : la présidentielle d’octobre attise toutes les passions, les haines rentrées et les espoirs ricanants.
Le président Paul Biya — quarante-deux ans de règne, une longévité à faire pâlir un baobab — voit sa propre famille politique, le RDPC, contester l’idée même d’un nouveau mandat (RFI). Certains originaires de son bastion historique réclament carrément « la rupture » et un renouvellement radical de la classe dirigeante (Koaci).

Dans l’opposition, le SDF pleure la destruction de son siège régional à Yaoundé, symptôme d’un climat démocratique tout en bris de verre et bousculade (RFI).

Sur le front de la sécurité, Boko Haram invente le drone kamikaze, histoire d’ajouter une touche high-tech à la terreur nordique (Jeune Afrique).
Quant à Samuel Eto’o, idole du foot et nouvelle égérie des tribunaux, il se débat contre des soupçons de détournement qui agitent les stades autant que les salons (Jeune Afrique, Camfoot).

Pendant ce temps, les affaires continuent : Sonara la raffinerie suscite l’appétit de banquiers étrangers, et le pays planche sur une réforme foncière pour nourrir ses rêves de sécurité alimentaire (Investir au Cameroun, La Nouvelle Tribune).


Pourquoi s’y intéresser ?
Parce que le Cameroun, à l’aube de son élection, ressemble à une Afrique miniature : une démocratie fatiguée, des défis sécuritaires, de jeunes générations impatientes, et des fortunes qui se font ou se défont entre le sable et les palmiers. 2025 pourrait bien être le début d’une nouvelle ère… ou d’une énième répétition.

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