Francophonie : Élan ou crépuscule ?

 

Francophonie : Élan ou crépuscule ?





L’article publié par Initiative Communiste relaie l’appel inquiet de Michel Guillou, figure de la francophonie, face à ce qu’il perçoit comme un déclin programmé du français, non seulement à l’international mais surtout en France. Selon Guillou, la « politique linguistique inavouée » des élites françaises, tous bords confondus, marginalise le français au profit du tout-anglais, en lien avec le projet d’« Union transatlantique ». Il dénonce une France sans ambition francophone, où la langue est perçue comme démodée, tandis qu’en Afrique, l’utilité du français est remise en question.

La cause ? Un décrochage démographique et politique, une « soumission sociétale » et une perte de vision humaniste, qui menacent la cohésion et l’influence de la France. Guillou plaide pour une relance ambitieuse : implication de la jeunesse, recentrage sur l’économie, promotion du plurilinguisme, mobilité accrue, et surtout, un signal politique fort au plus haut niveau.

Il propose que la Francophonie s’organise autour d’un « noyau dur » de pays vraiment francophones et réclame un « Airbus francophone » pour l’éducation et la mobilité des jeunes. En somme : ou bien la francophonie saisit le tournant de la modernité multipolaire, ou bien elle s’éteindra dans une « mort douce mais programmée ».


Intérêt de l’article
L’article met en lumière la fragilité actuelle de la francophonie, pointant la responsabilité des élites françaises, la tentation du tout-anglais, et la nécessité d’un véritable sursaut politique et culturel. Il alerte sur le risque de disparition du français comme langue internationale, tout en proposant des pistes concrètes pour sa revitalisation. Un texte engagé, à lire pour nourrir le débat sur l’avenir du français dans un monde multilingue.

Source :
Initiative Communiste, "Francophonie et langue française entre nouvel élan et mort programmée", 21 mars 2014 


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