🇬🇾 Guyana : au cœur des tensions régionales

 

🇬🇾 Guyana : au cœur des tensions régionales





Résumé : La France ouvre une ambassade au Guyana, tandis que le pays affronte le défi du pétrole et des tensions avec le Venezuela.

Article :
Paris a choisi un geste fort en devenant le premier pays de l’Union européenne à ouvrir une ambassade au Guyana. Au-delà du symbole diplomatique, c’est une manière pour la France d’affirmer sa présence dans une zone où son voisin, le Venezuela, multiplie les revendications territoriales. Cette décision intervient alors que le Guyana, petit État anglophone de moins de 800 000 habitants, s’impose comme l’une des économies les plus dynamiques au monde.

Avec une croissance record de 43,6 % en 2024, liée à l’exploitation de gisements pétroliers offshore découverts au cours de la dernière décennie, le Guyana attire désormais toutes les convoitises. Mais cette richesse soudaine soulève de redoutables défis : infrastructures insuffisantes, risque de « malédiction des ressources », tensions sociales autour de la redistribution des bénéfices. Le nouveau président élu en 2025 devra arbitrer entre la nécessité d’investir dans le développement national et la pression des grandes compagnies pétrolières.

À cette équation économique s’ajoute une menace géopolitique : le différend frontalier avec le Venezuela autour de la région de l’Essequibo. Caracas continue de revendiquer ce territoire riche en ressources naturelles, accentuant les inquiétudes d’une escalade militaire. Dans ce contexte, l’arrivée de la France est perçue comme un appui stratégique, alors que les États-Unis et la Chine s’intéressent eux aussi de près à ce nouvel eldorado énergétique.

Ainsi, le Guyana, petit par sa taille mais géant par ses enjeux, se retrouve projeté au centre des rivalités régionales et mondiales.

Points à retenir : ambassade française, croissance pétrolière, différend Essequibo.
Sources : Les Échos, France-Antilles

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