Face à Trump, le Canada peut-il se tourner vers l’Afrique francophone ?


Moins dépendre des États-Unis en regardant vers la Francophonie





English Summary

Canada cannot replace the United States as its main economic partner: geography, infrastructure and decades of continental integration make such a scenario unrealistic. But the renewed trade confrontation with Donald Trump is strengthening Ottawa’s desire to diversify its international relationships. In August 2026, Foreign Minister Anita Anand travelled to Benin and Côte d’Ivoire to deepen diplomatic and economic ties, explicitly identifying trade diversification and La Francophonie as areas of cooperation. Africa therefore offers Canada something particularly valuable: rapidly developing markets where its bilingual identity and membership in La Francophonie can become diplomatic and commercial advantages. The question is not whether Africa can replace the United States, but whether the Francophone world can help Canada become less dependent on it.


Points importants

  • La guerre commerciale avec Washington révèle la très forte dépendance économique du Canada envers son voisin américain.

  • Après l’échec des négociations d’août 2026, les États-Unis ont imposé des droits de douane de 50 % sur environ 20 milliards de dollars de marchandises canadiennes.

  • Le gouvernement de Mark Carney cherche parallèlement à diversifier les partenaires commerciaux du Canada.

  • Du 4 au 6 août, la ministre canadienne des Affaires étrangères Anita Anand s’est rendue au Bénin et en Côte d’Ivoire.

  • Ottawa a explicitement présenté la diversification commerciale et la Francophonie comme des instruments de rapprochement avec le Bénin.

  • Le Canada a ouvert une ambassade à Cotonou.

  • En Côte d’Ivoire, Ottawa souhaite approfondir les échanges commerciaux et envisage notamment d’élargir l’accord de transport aérien entre les deux pays.

  • L’Afrique francophone ne remplacera évidemment pas le marché américain, mais elle pourrait devenir l’un des piliers d’une stratégie canadienne de diversification.


Le voisin est devenu un risque

Pendant des décennies, la géographie semblait avoir réglé la politique économique canadienne.

Au sud se trouve la première puissance économique mondiale.

Une frontière de près de 9 000 kilomètres.

Des réseaux ferroviaires et routiers intégrés.

Des chaînes de production communes.

Des investissements croisés.

Des millions de consommateurs.

Le Canada et les États-Unis ont donc construit l’une des relations économiques les plus étroites au monde.

Cette proximité constituait une force.

Depuis le retour de Donald Trump, elle apparaît également comme une vulnérabilité.

Lorsque Washington augmente brutalement ses droits de douane, menace l’automobile canadienne ou utilise l’accès au marché américain comme moyen de pression, Ottawa découvre qu’une dépendance économique reste une dépendance, même lorsqu’elle concerne son meilleur client.

D’où une question qui aurait paru beaucoup plus théorique il y a encore quelques années :

avec qui le Canada peut-il commercer davantage pour dépendre un peu moins des États-Unis ?


L’Afrique apparaît au même moment

Le calendrier est intéressant.

Quelques semaines avant la nouvelle rupture commerciale entre Ottawa et Washington, la ministre canadienne des Affaires étrangères, Anita Anand, effectuait du 4 au 6 août une visite au Bénin et en Côte d’Ivoire.

Le communiqué officiel canadien ne cachait pas l’objectif.

Au Bénin, les discussions devaient notamment porter sur la diversification commerciale, la croissance économique et les possibilités d’approfondir la coopération grâce à l’engagement commun des deux pays au sein de la Francophonie.

En Côte d’Ivoire, Ottawa souhaitait renforcer un partenariat stratégique couvrant diplomatie, économie, sécurité et développement.

Ce voyage n’a évidemment pas été organisé en réaction à la seule crise commerciale de la fin août.

Il s’inscrit dans la nouvelle stratégie africaine du Canada.

Mais l’affrontement avec Trump lui donne soudain une autre signification.

La diversification dont parlait Ottawa au début du mois devient beaucoup plus urgente à la fin du mois.


Le Canada redécouvre un avantage qu’il possède depuis longtemps

Face aux États-Unis, le Canada est une puissance moyenne.

Face à l’Afrique francophone, il possède en revanche un avantage singulier.

Il est à la fois :

nord-américain ;

anglophone ;

francophone ;

membre du G7 ;

membre du Commonwealth ;

et membre de la Francophonie.

Peu de pays cumulent autant de réseaux diplomatiques.

Le Canada peut parler à Londres.

À Washington.

À Paris.

Mais également à Abidjan, Dakar, Cotonou, Yaoundé ou Kinshasa dans une langue qu’une partie de sa propre population parle depuis des siècles.

Le français devient alors non plus seulement une question identitaire canadienne, mais un instrument de politique étrangère.


Le Québec comme passerelle économique

C’est ici que le Québec pourrait jouer un rôle beaucoup plus important.

Pour une entreprise québécoise, l’Afrique francophone possède un avantage évident : une partie des relations commerciales peut s’effectuer directement en français.

Contrats.

Services.

Formation.

Ingénierie.

Conseil.

Technologies.

Éducation.

Culture.

Relations institutionnelles.

Cela ne supprime évidemment ni les différences juridiques ni les réalités économiques propres à chaque pays.

Mais cela réduit une barrière.

Et dans le commerce international, toute barrière supprimée compte.

Le Québec pourrait ainsi devenir l’une des grandes portes canadiennes vers l’Afrique francophone.


Cotonou : un symbole discret mais important

La visite d’Anita Anand au Bénin a produit un geste diplomatique particulièrement significatif :

le Canada a officiellement ouvert son ambassade à Cotonou.

C’était également la première visite officielle au Bénin d’une ministre canadienne des Affaires étrangères.

Les deux gouvernements ont annoncé vouloir donner une nouvelle impulsion à leurs relations politiques et économiques.

Ottawa a parallèlement annoncé plusieurs financements, notamment dans les domaines de la sécurité régionale, de la transformation numérique, de l’inclusion et de l’autonomisation économique.

Pris séparément, aucun de ces éléments ne bouleverse le commerce mondial.

Mais diplomatiquement, le message est clair.

Le Canada veut être davantage présent.


Abidjan : un partenaire autrement plus important

La Côte d’Ivoire représente un enjeu économique encore plus évident.

Abidjan est l’un des grands centres économiques d’Afrique de l’Ouest.

Le pays bénéficie d’une position régionale importante et sert de plateforme à de nombreuses entreprises opérant dans la sous-région.

Lors de la visite d’Anita Anand, les deux pays ont réaffirmé leur volonté de renforcer leurs relations économiques.

Le Canada souhaite notamment lancer des négociations destinées à élargir l’accord de transport aérien avec la Côte d’Ivoire.

Ce détail est beaucoup plus important qu’il n’y paraît.

Une relation économique a besoin d’avions.

De déplacements professionnels.

De fret.

De liaisons directes.

D’étudiants.

De touristes.

De diasporas.

La connectivité aérienne constitue souvent l’une des premières infrastructures invisibles d’un rapprochement économique.


La Francophonie peut-elle devenir une infrastructure commerciale ?

Voilà probablement la véritable question.

Pendant longtemps, la Francophonie a surtout été présentée sous un angle culturel.

La langue.

La littérature.

L’éducation.

La coopération.

Les sommets.

Mais une communauté linguistique peut également réduire les coûts économiques des échanges.

Un entrepreneur travaillant dans la même langue que son client négocie plus facilement.

Un étudiant peut suivre une formation sans passer par une troisième langue.

Un ingénieur peut transmettre directement son expertise.

Un tribunal commercial peut utiliser des concepts juridiques issus de traditions proches.

Une publicité peut circuler.

Une œuvre culturelle aussi.

La langue commune devient alors une infrastructure économique immatérielle.


Nous retrouvons notre idée d’un espace francophone de circulation

Les différents sujets que nous avons abordés ces derniers jours finissent d’ailleurs par se rejoindre.

Faire circuler les personnes.

Faire circuler les œuvres.

Faire circuler les étudiants.

Et maintenant :

faire circuler davantage les entreprises et les capitaux.

Une Francophonie qui se limiterait à partager une langue resterait essentiellement culturelle.

Une Francophonie dans laquelle circuleraient plus facilement personnes, œuvres, compétences, investissements et entreprises commencerait à devenir un véritable espace international.

Le Canada pourrait avoir intérêt à cette transformation précisément parce qu’il cherche aujourd’hui de nouveaux débouchés.


Mais attention au fantasme : l’Afrique ne remplacera pas les États-Unis

Il faut ici être très clair.

On ne remplacera pas Chicago par Cotonou.

Ni Detroit par Abidjan.

La géographie économique est implacable.

Les économies canadienne et américaine sont profondément intégrées.

Des pièces automobiles peuvent traverser plusieurs fois la frontière avant qu’une voiture soit terminée.

Les réseaux énergétiques sont interconnectés.

Les voies ferrées et les autoroutes relient directement les zones industrielles.

Le marché américain est immense et immédiatement voisin.

L’Afrique se trouve de l’autre côté de l’Atlantique.

Elle ne peut donc pas devenir un substitut global aux États-Unis.

Présenter la Francophonie comme une solution permettant au Canada de tourner le dos à son voisin serait irréaliste.


Le véritable objectif : ne plus mettre autant d’œufs dans le même panier

La diversification fonctionne autrement.

Imaginons qu’un pays réalise une part considérable de ses échanges avec un seul partenaire.

Il devient extrêmement sensible aux décisions politiques de ce partenaire.

S’il parvient progressivement à développer d’autres marchés, le premier partenaire reste dominant.

Mais son pouvoir de pression diminue.

C’est précisément ce que cherche aujourd’hui le Canada.

Mark Carney ne veut pas supprimer la relation économique américaine.

Il veut augmenter le nombre d’alternatives.

L’Europe.

L’Inde.

L’Asie.

Et l’Afrique.

Dans cette stratégie mondiale, la Francophonie peut devenir l’un des réseaux disponibles.


Trump accélère une évolution déjà engagée

C’est probablement l’effet le plus durable de la politique américaine actuelle.

Même si Washington et Ottawa finissent par conclure un nouvel accord, les entreprises et les gouvernements canadiens auront retenu la leçon.

Une relation économique considérée comme presque intangible peut devenir politique.

Les droits de douane américains de 50 % appliqués en août à environ 20 milliards de dollars de marchandises canadiennes ont transformé cette idée en réalité concrète.

Le gouvernement Carney a répondu par des mesures de rétorsion équivalentes.

Dans ce contexte, diversifier n’est plus une formule diplomatique.

Cela devient une forme d’assurance.


Le paradoxe du français

L’affaire devient même assez ironique.

Au moment où Ottawa accuse Washington d’avoir voulu toucher à des mécanismes protégeant le français et la culture canadienne, cette même langue peut aider le Canada à rechercher de nouveaux partenaires internationaux.

Trump pousse indirectement le Canada à se souvenir que son bilinguisme lui donne accès à plusieurs mondes.

L’Amérique anglophone.

Le Commonwealth.

L’Europe.

Et la Francophonie.

Le français, parfois perçu au Canada anglais comme une obligation constitutionnelle ou administrative, pourrait ainsi devenir un avantage géoéconomique.


Un axe Montréal-Abidjan ?

On pourrait même imaginer quelques axes prioritaires.

Montréal-Abidjan.

Montréal-Dakar.

Québec-Cotonou.

Ottawa-Yaoundé.

Montréal-Casablanca.

Ces relations existent déjà sous diverses formes.

Mais elles pourraient devenir beaucoup plus structurées.

Missions économiques régulières.

Fonds d’investissement.

Incubateurs communs.

Partenariats universitaires.

Formations professionnelles.

Échanges de chercheurs.

Liaisons aériennes.

Reconnaissance de certaines qualifications.

Accompagnement des PME.

Le but serait de passer d’une Francophonie de relations diplomatiques à une Francophonie de relations quotidiennes.


Les secteurs où le Canada possède quelque chose à vendre

Le Canada ne part pas les mains vides.

Il dispose d’entreprises et de compétences importantes dans plusieurs secteurs particulièrement pertinents pour les économies africaines.

Mines.

Énergie.

Hydroélectricité.

Infrastructures.

Ingénierie.

Technologies numériques.

Agriculture.

Formation.

Services financiers.

Éducation.

Gestion publique.

Intelligence artificielle.

Certaines entreprises canadiennes sont déjà présentes sur le continent.

L’enjeu consiste donc moins à « découvrir l’Afrique » qu’à donner davantage de cohérence à une présence encore dispersée.


Mais l’Afrique ne doit pas devenir seulement un marché à conquérir

Il faut cependant changer de vocabulaire et de logique.

L’époque où les puissances occidentales considéraient l’Afrique comme un simple ensemble de marchés à conquérir est terminée.

Les États africains disposent de davantage de partenaires.

Chine.

Turquie.

Inde.

Pays du Golfe.

Europe.

États-Unis.

Russie.

Ils peuvent comparer les offres.

Le Canada doit donc proposer de véritables partenariats.

Investissements locaux.

Formation.

Transformation sur place.

Emplois.

Transferts de compétences.

Coproduction.

C’est d’ailleurs probablement ici que l’appartenance commune à la Francophonie peut produire davantage qu’un simple avantage commercial.

Elle crée un cadre politique dans lequel la relation peut théoriquement être pensée comme coopération entre partenaires.


Et l’Afrique peut aussi investir au Canada

La circulation ne doit pas fonctionner dans un seul sens.

Si l’on veut construire un espace économique francophone sérieux, il faut également faciliter les investissements africains au Canada.

Les entreprises africaines grandissent.

Certaines cherchent des marchés internationaux.

Montréal pourrait devenir pour elles une porte d’entrée naturelle en Amérique du Nord.

Une entreprise ivoirienne ou sénégalaise pourrait s’installer au Québec pour accéder au marché canadien.

Une entreprise technologique béninoise pourrait travailler avec un incubateur montréalais.

Une banque africaine pourrait accompagner les diasporas.

Le commerce francophone deviendrait alors réellement réciproque.


Les diasporas sont déjà là

Le Canada possède en outre un avantage considérable : les relations humaines existent déjà.

Montréal accueille d’importantes communautés venues d’Afrique francophone.

Étudiants.

Entrepreneurs.

Professionnels.

Familles.

Ces diasporas constituent naturellement des ponts économiques.

Elles connaissent les deux sociétés.

Les deux environnements professionnels.

Les habitudes.

Les réseaux.

Parfois les deux systèmes juridiques.

Une politique commerciale intelligente devrait s'appuyer beaucoup plus systématiquement sur ces compétences.


L’université pourrait précéder l’entreprise

Le Canada dispose également d’un formidable instrument d’influence : ses universités.

Les établissements québécois accueillent depuis longtemps des étudiants africains francophones.

Ces étudiants peuvent ensuite devenir cadres, chercheurs, entrepreneurs ou responsables publics.

La relation universitaire crée donc des réseaux qui peuvent durer plusieurs décennies.

C’est l’une des raisons pour lesquelles la circulation des étudiants dans l’espace francophone n’est pas seulement une politique culturelle.

Elle possède également une dimension économique et diplomatique.

L’étudiant d’aujourd’hui peut devenir le partenaire commercial de demain.


Vers un accord économique francophone ?

Faut-il aller encore plus loin ?

Pas nécessairement en créant une gigantesque zone de libre-échange francophone, qui serait extrêmement difficile à construire entre des économies appartenant déjà à des ensembles régionaux différents.

Mais on pourrait imaginer des accords plus modestes.

Facilitation des investissements.

Mobilité professionnelle.

Reconnaissance de qualifications.

Protection des entreprises.

Numérique.

Coproduction culturelle.

Recherche.

Marchés publics dans certains domaines.

L’OIF ne deviendrait pas une nouvelle Union européenne.

Elle servirait plutôt de facilitateur entre plusieurs espaces économiques.


La Francophonie comme troisième réseau canadien

Le Canada possède finalement trois grandes géographies internationales.

La première est évidente :

l’Amérique du Nord.

La deuxième est historique :

le Commonwealth.

La troisième est linguistique :

la Francophonie.

Pendant longtemps, la première a largement dominé les deux autres sur le plan économique.

La crise avec Trump pourrait contribuer à rééquilibrer légèrement ces trois cercles.

Non pas en abandonnant les États-Unis.

Mais en utilisant beaucoup mieux les réseaux que le Canada possède déjà.


Conclusion

Donald Trump ne fera probablement pas de l’Afrique francophone le nouveau premier partenaire commercial du Canada.

La géographie, les infrastructures et l’intégration économique nord-américaine rendent cette hypothèse irréaliste.

Mais il pourrait produire un autre effet.

Convaincre durablement les Canadiens qu’une dépendance excessive envers un seul marché constitue un risque stratégique.

Et c’est précisément à ce moment que la Francophonie peut devenir utile.

Au début du mois d’août 2026, Anita Anand se rendait à Cotonou et Abidjan pour parler de commerce, d’investissement, de sécurité, de développement et de Francophonie.

Quelques semaines plus tard, Washington imposait de nouveaux droits de douane au Canada.

Les deux événements ne relèvent pas directement d’une même décision.

Mais ils racontent désormais une même histoire.

Le Canada cherche des portes.

L’Afrique francophone peut en ouvrir plusieurs.

Elle ne remplacera pas les États-Unis.

Elle peut en revanche aider Ottawa à construire ce dont le pays semble avoir désormais besoin :

davantage d’amis, davantage de marchés et davantage de choix.

Et dans cette stratégie, le français pourrait devenir beaucoup plus qu’une langue à protéger.

Une langue avec laquelle commercer.


La note francophone

L’intérêt canadien pour l’Afrique révèle une évolution intéressante de la Francophonie.

Le français est généralement présenté comme un patrimoine à défendre.

Mais une langue devient beaucoup plus solide lorsqu’elle est également utile.

Étudier en français.

Créer en français.

Voyager en français.

Travailler en français.

Et commercer en français.

C’est peut-être ainsi que la Francophonie passera d’une communauté linguistique à un véritable espace international.


🎥 Vidéo

Pour accompagner cet article, le meilleur choix serait un reportage ou une intervention consacrée à la visite d’Anita Anand au Bénin et en Côte d’Ivoire, afin de montrer concrètement le nouveau rapprochement canadien avec l’Afrique de l’Ouest.

Une seconde vidéo pourrait présenter la stratégie africaine du Canada ou les relations économiques entre le Québec et l’Afrique francophone.


Sources

Affaires mondiales Canada, 4 août 2026 — Visite d’Anita Anand au Bénin et en Côte d’Ivoire pour renforcer les partenariats canadiens en Afrique de l’Ouest.

Affaires mondiales Canada, 5 août 2026 — Déclaration commune entre le Bénin et le Canada : une nouvelle étape d’un partenariat stratégique.

Affaires mondiales Canada, 6-7 août 2026 — Renforcement du partenariat entre le Canada et la Côte d’Ivoire.

Affaires mondiales Canada, 7 août 2026 — Bilan de la visite de la ministre Anand au Bénin et en Côte d’Ivoire.

Reuters, août 2026 — Crise commerciale entre le Canada et les États-Unis et stratégie canadienne de diversification économique.


Pour aller plus loin

Québec : quand la défense du français devient une ligne rouge face à Trump

La confrontation entre Washington et Ottawa ne porte plus seulement sur les droits de douane : la langue française et la souveraineté culturelle se sont invitées dans les négociations.

Et si la Francophonie devenait aussi un espace de circulation ?

Étudiants, travailleurs, chercheurs et entrepreneurs pourraient-ils circuler plus facilement entre les pays partageant le français ?

Et si les films, livres et chansons francophones circulaient enfin comme un marché commun ?

Après les personnes et les entreprises, la même question se pose aux œuvres : comment transformer une langue mondiale en véritable espace d’échanges ?


Et vous ?

Le Canada devrait-il profiter de sa double identité anglophone et francophone pour développer beaucoup plus fortement ses relations économiques avec l’Afrique ?

La Francophonie doit-elle rester essentiellement culturelle et diplomatique, ou devenir également un réseau économique ?

Et surtout : le français peut-il devenir pour le Canada un véritable avantage commercial face à la puissance du marché américain ?


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