Sport, culture, jeunesse : il ne manque plus que le grand public
English Summary
The Games of La Francophonie are one of the most original international events in the world: they bring together sporting competitions and cultural contests within the same programme. Created at the end of the 1980s, they were designed to unite young people from French-speaking countries through both athletic and artistic excellence. Yet they remain far less visible internationally than the Commonwealth Games. As La Francophonie prepares future editions and updates the institutional framework of the Games, a question deserves to be asked: should the event become the major popular gathering of the French-speaking world — a Francophone counterpart to the Commonwealth Games, but with its own distinctive combination of sport and culture?
Points importants
Les Jeux de la Francophonie sont nés à la fin des années 1980 et leur première édition s’est déroulée en 1989 au Maroc.
Ils sont organisés tous les quatre ans sous l’égide de l’Organisation internationale de la Francophonie.
Leur grande originalité est de réunir dans une même manifestation compétitions sportives et concours culturels.
Les dernières éditions ont montré la capacité de l’événement à attirer une jeunesse francophone venue de plusieurs continents.
Pourtant, leur notoriété demeure très inférieure à celle des Commonwealth Games.
L’OIF continue de faire évoluer les règles et les exigences d’organisation des Jeux, notamment en matière de développement durable.
Leur avenir pourrait passer par une meilleure diffusion audiovisuelle, une identité visuelle plus forte et une programmation pensée comme un véritable rendez-vous populaire mondial.
L’objectif ne devrait pas être de copier le Commonwealth, mais d’inventer un modèle proprement francophone où l’artiste possède autant de place que l’athlète.
Des Jeux que les francophones eux-mêmes connaissent mal
Posez la question autour de vous.
Qui connaît les Jeux olympiques ?
Tout le monde.
Qui connaît la Coupe du monde de football ?
Évidemment.
Qui a entendu parler des Commonwealth Games ?
Même en France, beaucoup savent au moins qu’ils existent.
Et les Jeux de la Francophonie ?
Le silence devient généralement beaucoup plus important.
C’est pourtant l’un des événements internationaux les plus singuliers auxquels participe la France.
Tous les quatre ans, des jeunes venus du monde francophone se retrouvent pour concourir.
Ils courent.
Ils sautent.
Ils luttent.
Ils jouent.
Mais ils chantent aussi.
Ils dansent.
Ils photographient.
Ils sculptent.
Ils racontent des histoires.
Car les Jeux de la Francophonie ont cette particularité presque unique :
ils placent le sport et la culture dans une même compétition internationale.
Et peut-être avons-nous sous les yeux, sans vraiment nous en rendre compte, l’un des meilleurs instruments populaires dont dispose la Francophonie.
Une idée née en 1987
L’idée apparaît lors du deuxième Sommet de la Francophonie, organisé à Québec en 1987.
Les chefs d’État et de gouvernement francophones souhaitent alors créer un grand rendez-vous destiné à la jeunesse.
Deux ans plus tard, en 1989, le Maroc accueille les premiers Jeux de la Francophonie à Casablanca et Rabat.
Le principe est déjà posé.
Il ne s’agit pas de créer de simples Jeux sportifs réservés aux pays francophones.
La Francophonie veut associer deux formes d’excellence :
le corps et l’esprit, le stade et la scène, l’athlète et l’artiste.
Cette intuition reste aujourd’hui extraordinairement moderne.
Le Commonwealth possède ce que la Francophonie cherche encore
La comparaison avec les Commonwealth Games vient naturellement à l’esprit.
Le Commonwealth a lui aussi hérité d’une histoire commune reliant des pays extrêmement différents.
Canada.
Australie.
Inde.
Nouvelle-Zélande.
Afrique du Sud.
Jamaïque.
Nigeria.
Kenya.
Et bien d’autres.
Tous les quatre ans, les Commonwealth Games donnent une traduction sportive et populaire à cet ensemble institutionnel.
Ils ne suffisent évidemment pas à faire vivre le Commonwealth.
Mais ils lui donnent un visage.
Des stades pleins.
Des cérémonies.
Des records.
Des champions.
Des images diffusées dans le monde entier.
La Francophonie possède elle aussi ses Jeux.
Mais elle n’est pas encore parvenue à en faire un rendez-vous possédant une notoriété comparable.
Pourtant, nous avons mieux qu’une copie
Il serait cependant dommage de simplement transformer les Jeux de la Francophonie en version française des Commonwealth Games.
Car leur formule est, sur un point, beaucoup plus originale.
Aux Jeux de la Francophonie, un conteur peut être médaillé comme un sprinteur.
C’est tout leur génie.
La culture n’est pas une animation organisée entre deux compétitions sportives.
Elle fait partie de la compétition elle-même.
Des jeunes artistes représentent leur pays ou leur gouvernement exactement comme les sportifs.
Ils peuvent concourir en chanson.
En danse.
En photographie.
En peinture.
En sculpture.
En littérature.
Dans les arts numériques ou d’autres disciplines retenues selon les éditions.
Cette conception correspond peut-être beaucoup mieux à ce qu’est réellement la Francophonie.
Car la langue française n’est pas d’abord une organisation géopolitique.
Elle est un moyen de créer.
Le stade à côté du théâtre
Imaginons que les Jeux prennent véritablement de l’ampleur.
Pendant dix jours, une ville francophone deviendrait la capitale culturelle et sportive du monde francophone.
Le matin :
athlétisme.
Judo.
Basket-ball.
Football.
Le soir :
concerts.
Théâtre.
Danse.
Contes.
Expositions.
Cinéma.
Rencontres littéraires.
Les rues accueilleraient des artistes venus d’Afrique, d’Europe, d’Amérique, des Caraïbes, de l’océan Indien et du Pacifique.
Les télévisions diffuseraient aussi bien les finales sportives que les grandes finales culturelles.
La ville entière deviendrait un festival.
Ce serait moins une imitation des Jeux olympiques qu’un croisement entre Jeux olympiques, festival d’Avignon et grand rassemblement de la jeunesse francophone.
Kinshasa a montré le potentiel
La IXᵉ édition organisée à Kinshasa en 2023 a donné une idée de ce que pourraient devenir les Jeux.
La capitale de la République démocratique du Congo s’est transformée pendant plusieurs jours en immense lieu de rencontre de la jeunesse francophone.
L’événement a également rappelé une évolution essentielle :
le centre démographique de la Francophonie se trouve de plus en plus en Afrique.
C’est probablement là que l’avenir des Jeux se jouera en grande partie.
Des villes africaines capables d’accueillir un grand événement international pourraient en faire un puissant instrument d’équipement, de visibilité et de fierté.
Mais les Jeux doivent aussi continuer à circuler.
Afrique.
Europe.
Amérique du Nord.
Océan Indien.
Méditerranée.
Pourquoi pas un jour les Caraïbes ?
Le caractère mondial de la Francophonie doit se voir dans la géographie de ses Jeux.
Pourquoi restent-ils si peu connus ?
Le problème n’est donc pas l’idée.
Il est principalement celui de la visibilité.
Les Jeux souffrent encore d’une couverture médiatique relativement faible hors du pays organisateur.
En France notamment, ils restent très éloignés du grand public.
Le téléspectateur peut suivre pendant des heures une compétition sportive américaine sans jamais entendre parler d’un jeune athlète représentant un pays francophone aux Jeux de la Francophonie.
Le paradoxe est frappant.
Nous possédons un événement international fondé sur notre propre espace linguistique.
Mais nous ne le racontons presque pas.
Il manque des rendez-vous télévisuels
Pour devenir populaires, les Jeux doivent d’abord devenir faciles à regarder.
Pas seulement sur quelques flux institutionnels.
Il faudrait une véritable production audiovisuelle internationale.
Une cérémonie d’ouverture ambitieuse.
Un journal quotidien.
Des finales programmées aux heures de grande écoute.
Des portraits d’athlètes.
Des portraits d’artistes.
Des documentaires courts.
Des coulisses.
Des formats adaptés aux réseaux sociaux.
TV5MONDE pourrait naturellement occuper une place centrale dans ce dispositif, avec les télévisions publiques des pays participants.
France Télévisions.
Radio-Canada.
RTBF.
RTS.
Télévisions africaines.
Chaînes ultramarines.
L’événement deviendrait alors réellement commun.
Le numérique peut changer complètement leur audience
Il existe néanmoins une différence considérable avec les premières éditions.
En 1989, exister médiatiquement exigeait presque nécessairement une grande chaîne de télévision.
En 2026, un événement peut conquérir une génération grâce au téléphone.
Une finale de danse peut circuler sur TikTok.
Une performance musicale sur YouTube.
Un record d’athlétisme sur Instagram.
Un concours de conte en podcast.
Une photographie primée sur les réseaux sociaux.
Les Jeux disposent précisément de ce dont raffolent les plateformes :
des visages, des émotions, des performances et des histoires.
Le problème n’est donc plus seulement d’obtenir des heures de télévision.
Il faut produire des milliers de petits contenus capables de circuler dans tout l’espace francophone.
Il faut créer des stars
Un événement devient populaire lorsque le public connaît ses participants.
Les Jeux olympiques ne sont pas seulement une addition de disciplines.
Ils racontent des histoires.
Le champion attendu.
L’inconnu qui crée la surprise.
La revanche.
La blessure.
Le record.
Le jeune talent.
Les Jeux de la Francophonie devraient faire exactement la même chose avec leurs sportifs, mais aussi avec leurs artistes.
Imaginez une chanteuse ivoirienne découverte aux Jeux et devenant ensuite connue au Québec.
Un photographe libanais exposé en Belgique.
Un sprinteur sénégalais devenant une vedette en France.
Une conteuse canadienne invitée au Cameroun.
Les Jeux deviendraient alors une fabrique de talents francophones.
La médaille culturelle doit devenir prestigieuse
C’est probablement le point le plus original à développer.
Pourquoi une médaille d’or en chanson aux Jeux de la Francophonie ne deviendrait-elle pas un véritable label ?
Pourquoi les lauréats en photographie, littérature ou arts visuels ne bénéficieraient-ils pas automatiquement d’une tournée ou d’une exposition dans plusieurs pays francophones ?
La compétition ne devrait pas s’arrêter à la remise de la médaille.
Elle pourrait devenir le commencement d’une carrière.
Le vainqueur pourrait obtenir :
une résidence artistique ;
une tournée francophone ;
une exposition itinérante ;
une publication ;
un accompagnement professionnel ;
une présence dans plusieurs festivals.
Les Jeux seraient alors directement reliés au marché culturel francophone.
Deux articles, une même idée
C’est d’ailleurs ici que notre réflexion sur un marché culturel commun rejoint celle des Jeux.
Un artiste découvert à Kinshasa ne devrait pas disparaître après la cérémonie de clôture.
Il devrait pouvoir circuler.
Montréal.
Bruxelles.
Paris.
Dakar.
Genève.
Abidjan.
La médaille deviendrait un passeport.
Les Jeux pourraient ainsi devenir l’un des principaux points d’entrée dans ce marché culturel commun francophone.
On découvre aux Jeux ; on diffuse ensuite dans toute la Francophonie.
Un grand événement pour les moins de 35 ans
La Francophonie possède un avantage considérable : sa population est jeune, particulièrement en Afrique.
Or une organisation internationale qui ne parle pas aux jeunes finit nécessairement par devenir une institution de sommets diplomatiques.
Les Jeux offrent exactement l’inverse.
Ils parlent de compétition.
De musique.
De création.
De voyage.
De rencontre.
De fête.
D’identité.
Ils donnent un visage concret à une notion autrement assez abstraite.
Un jeune Sénégalais et un jeune Québécois peuvent ne jamais lire une déclaration finale de sommet francophone.
Mais ils peuvent regarder ensemble une finale.
C’est probablement beaucoup plus efficace pour créer un sentiment d’appartenance.
Pourquoi ne pas accueillir davantage les territoires francophones ?
La géographie des Jeux pourrait également devenir plus audacieuse.
Toutes les éditions n’ont pas besoin d’être organisées par des capitales gigantesques.
Certaines collectivités francophones pourraient accueillir une partie ou une édition adaptée des Jeux.
La Réunion.
La Martinique.
La Guadeloupe.
Le Nouveau-Brunswick.
Le Québec.
La Suisse romande.
Des villes belges.
Des villes africaines intermédiaires.
L’organisation d’un tel événement nécessite naturellement des infrastructures importantes.
Mais précisément : les Jeux peuvent aussi servir à accélérer la construction ou la rénovation d’équipements sportifs et culturels réellement utiles après leur départ.
Éviter le piège des éléphants blancs
C’est cependant l’une des grandes leçons des compétitions internationales.
Construire pour dix jours des équipements qui resteront vides pendant vingt ans n’a aucun sens.
Les nouvelles règles des Jeux insistent justement davantage sur la durabilité.
Le principe devrait devenir presque intangible :
aucun équipement ne devrait être construit sans usage clairement identifié après les Jeux.
Rénover avant de construire.
Utiliser des installations temporaires lorsque c’est possible.
Répartir certaines compétitions.
Transformer ensuite les villages en logements.
Faire des centres culturels des équipements permanents.
Les Jeux doivent laisser des infrastructures.
Pas des ruines modernes.
Des Jeux à taille humaine
C’est peut-être également leur avantage sur les Jeux olympiques.
Il serait dangereux de vouloir rivaliser avec le gigantisme olympique.
La Francophonie n’en a ni besoin ni intérêt.
Ses Jeux peuvent rester plus petits.
Plus accessibles.
Moins coûteux.
Plus proches des habitants.
Leur identité pourrait précisément être celle d’un événement international à taille humaine.
Pas besoin d’un stade de 90 000 places pour donner une dimension mondiale à une compétition.
Il faut surtout des images, du public et une identité.
Faut-il changer leur nom ?
On peut même poser une question provocatrice.
« Jeux de la Francophonie » est parfaitement exact.
Mais l’expression possède une tonalité institutionnelle.
Pour conquérir le grand public, il faudrait peut-être développer une marque complémentaire beaucoup plus immédiatement reconnaissable.
Un emblème permanent.
Une identité graphique forte.
Une mascotte propre à chaque édition.
Un hymne.
Une flamme ou un symbole itinérant.
Un compte numérique mondial unique.
Bref, créer des rites.
Les grandes compétitions vivent autant de leurs symboles que de leur règlement.
Une flamme francophone ?
Pourquoi ne pas imaginer, par exemple, un symbole parcourant plusieurs territoires francophones avant chaque édition ?
Pas nécessairement copier la flamme olympique.
La Francophonie pourrait inventer son propre rite.
Un livre voyageur.
Une lumière.
Un témoin.
Une œuvre collective.
Quelque chose qui passerait de ville en ville et ferait connaître les Jeux plusieurs mois avant leur ouverture.
Le monde francophone manque parfois de symboles communs.
Les Jeux peuvent les créer.
La langue doit également être visible
Il ne faudrait surtout pas que la transformation des Jeux en grande compétition sportive fasse disparaître leur raison d’être.
Le français doit rester au cœur de l’événement.
Mais pas comme une contrainte scolaire.
Comme une langue de rencontre.
Les accents doivent être entendus.
Québécois.
Africains.
Belges.
Suisses.
Caribéens.
Français.
Libanais.
Océan Indien.
La diversité du français devrait devenir une partie du spectacle.
Les Jeux pourraient être l’un des rares grands événements mondiaux où l’on entendrait naturellement toutes les musiques de la langue française.
Et les autres langues ?
Cela ne signifie pas effacer les langues nationales et locales des participants.
Bien au contraire.
Un Sénégalais n’est pas moins francophone parce qu’il parle wolof.
Un Congolais parce qu’il parle lingala.
Un Haïtien parce qu’il parle créole.
Un Marocain parce qu’il parle arabe ou amazigh.
La Francophonie moderne doit pouvoir articuler langue commune et plurilinguisme.
Les cérémonies culturelles pourraient justement mettre en scène cette diversité.
Le français servirait de pont.
Pas de rouleau compresseur.
Nos Commonwealth Games ? Oui, mais en mieux adaptés à ce que nous sommes
La comparaison avec le Commonwealth reste utile.
Elle montre ce que peut devenir un grand événement régulier lorsqu’il acquiert une forte identité populaire.
Mais la Francophonie commettrait une erreur en cherchant simplement à reproduire le modèle britannique.
Elle possède quelque chose de différent.
Le Commonwealth organise essentiellement de grands Jeux sportifs.
La Francophonie peut organiser la grande fête mondiale de sa jeunesse sportive et culturelle.
Voilà son identité.
Un judoka et un poète.
Une sprinteuse et une chanteuse.
Un basketteur et un photographe.
Tous portant les couleurs de leur pays.
Tous médaillés dans le même événement.
C’est beaucoup plus original qu’une simple copie.
Conclusion
Les Jeux de la Francophonie possèdent déjà presque tout.
Une histoire.
Une périodicité.
Des compétitions.
Des artistes.
Des athlètes.
Des pays participants.
Une jeunesse immense.
Une langue mondiale.
Ce qui leur manque principalement, c’est la transformation d’un événement institutionnel en grand rendez-vous populaire.
Il faut les montrer.
Les raconter.
Créer des stars.
Faire circuler les œuvres des lauréats.
Donner aux médailles culturelles une véritable valeur professionnelle.
Développer la télévision et les réseaux sociaux.
Créer des symboles.
Et surtout conserver ce qui les rend uniques : l’alliance du sport et de la culture.
Les Jeux de la Francophonie ne doivent donc peut-être pas devenir nos Commonwealth Games.
Ils peuvent devenir quelque chose de plus singulier encore :
le grand festival mondial de la jeunesse francophone.
Un rendez-vous où l’on vient courir, chanter, combattre, danser, écrire, photographier et rencontrer.
Et où, pendant quelques jours, la Francophonie cesse d’être une institution pour devenir une foule.
La note francophone
Il existe finalement peu d’occasions où un jeune de Kinshasa, Montréal, Dakar, Bruxelles, Beyrouth, Paris ou Port-au-Prince peut participer au même événement international parce qu’il appartient à un espace linguistique commun.
C’est cette idée que les Jeux doivent rendre visible.
La Francophonie ne se construit pas seulement avec des traités.
Elle se construit aussi avec des souvenirs partagés.
🎥 Vidéo
Pour cet article, les images des IXᵉ Jeux de la Francophonie de Kinshasa constituent le meilleur accompagnement : cérémonies, compétitions sportives et concours culturels permettent immédiatement de comprendre l’originalité de la formule.
Une vidéo officielle de l’OIF, du Comité international des Jeux de la Francophonie ou de TV5MONDE est à privilégier.
Sources
Organisation internationale de la Francophonie — Jeux de la Francophonie.
Comité international des Jeux de la Francophonie — Histoire, missions et fonctionnement des Jeux.
Organisation internationale de la Francophonie — Règles des Jeux de la Francophonie.
Organisation internationale de la Francophonie — Charte de développement durable des Jeux de la Francophonie.
Comité international des Jeux de la Francophonie — IXᵉ Jeux de la Francophonie, Kinshasa 2023.
Pour aller plus loin
Et si les films, livres et chansons francophones circulaient enfin comme un marché commun ?
Les artistes découverts aux Jeux pourraient être parmi les premiers bénéficiaires d’un véritable réseau de diffusion culturelle entre les pays francophones.
Et si la Francophonie devenait aussi un espace de circulation ?
La mobilité des étudiants, artistes, sportifs et professionnels pourrait donner une réalité quotidienne à l’espace francophone.
Et vous ?
Les Jeux de la Francophonie devraient-ils devenir un rendez-vous aussi important pour le monde francophone que les Commonwealth Games le sont pour le Commonwealth ?
Faut-il investir davantage dans leur diffusion télévisée et numérique ?
Et surtout, faut-il préserver leur formule originale associant sport et culture, ou en faire une compétition sportive internationale plus classique ?
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