La Francophonie a-t-elle encore un avenir en Europe de l’Est ?

 

En Moldavie, le français cherche une place entre culture, diplomatie et paix




English Summary


From 9 to 16 August 2026, Moldova hosted the international Francophone summer camp “Together for Peace”, bringing together secondary-school students and teachers from nine countries in Central and Eastern Europe. At first sight, such an initiative may seem modest. Yet Moldova also provides a striking example of a more operational Francophonie: since 2021, Moldovan carabinieri have been receiving French-language training designed to prepare them for international peacekeeping missions. Romania, meanwhile, remains a major regional hub for Francophone education, diplomacy and economic cooperation. In a part of Europe where French is generally a chosen foreign language rather than a native one, the future of Francophonie depends less on heritage than on usefulness. Culture, universities, diplomacy, security, professional networks and economic cooperation could allow French to retain a distinctive role alongside English and national languages.


Il existe une Francophonie que l’on voit immédiatement sur une carte : la France, le Québec, l’Afrique francophone, la Belgique, la Suisse, une partie de la Caraïbe et de l’océan Indien. Et puis il en existe une autre, beaucoup plus discrète, faite de lycées bilingues, d’enseignants de français, de diplomates, d’étudiants et de fonctionnaires disséminés de Bucarest à Erevan, de Sofia à Chișinău.

Cette Francophonie-là ne peut presque jamais compter sur la langue maternelle. Elle doit convaincre.

C’est précisément ce qui la rend intéressante.

Du 9 au 16 août 2026, la Moldavie a accueilli le camp international francophone « Ensemble pour la paix ! ». Des lycéennes, des lycéens et leurs enseignants provenant de neuf pays d’Europe centrale et orientale, Albanie, Arménie, Bulgarie, Géorgie, Kosovo, Macédoine du Nord, Moldavie, Roumanie et Serbie, s’y sont retrouvés autour d’ateliers de cinéma, de doublage, de littérature, de rencontres avec des journalistes et de découvertes du patrimoine moldave.

L’événement pourrait être rangé parmi ces nombreuses manifestations culturelles sympathiques dont vivent toutes les organisations linguistiques internationales. Ce serait pourtant passer à côté de ce qui se joue aujourd’hui dans la région.

Car en Moldavie, le français sert également à former des carabiniers appelés à participer à des missions internationales de paix. En Roumanie, la Francophonie développe des formations universitaires, diplomatiques et professionnelles et organise encore en 2026 des rencontres économiques entre entreprises roumaines et sociétés venues d’Afrique, d’Amérique du Nord, d’Asie et du Moyen-Orient.

Derrière le camp d’été apparaît donc une question beaucoup plus sérieuse :

le français peut-il conserver une véritable fonction internationale en Europe centrale et orientale ?


Un français que l’on choisit plutôt qu’un français que l’on hérite

Dans une grande partie de l’Afrique francophone, la présence du français résulte d’une histoire coloniale complexe. Au Québec, elle découle d’une implantation ancienne et d’une société qui a fait de sa langue l’un des fondements de son identité. En Belgique ou en Suisse, le français est langue nationale.

Rien de comparable dans les Balkans, en Moldavie ou en Arménie.

Le français y est essentiellement une langue apprise.

Cette différence change presque tout.

À Chișinău, Sofia ou Bucarest, personne ne peut sérieusement justifier l’enseignement du français au motif qu’il aurait toujours été la langue quotidienne de la population. Il faut donner aux élèves une raison de l’apprendre.

Cela oblige la Francophonie à répondre à la question que l’on évite parfois ailleurs :

à quoi sert le français ?

Et c’est peut-être une chance.

Car une langue internationale qui ne peut compter ni sur la démographie ni sur l’administration doit démontrer sa valeur par les usages qu’elle ouvre : études, voyages, métiers, diplomatie, culture, coopération économique, institutions internationales.

L’Europe orientale constitue en ce sens un banc d’essai particulièrement sévère pour l’avenir de la Francophonie.

Si le français parvient encore à y attirer volontairement de nouvelles générations, c’est qu’il possède quelque chose à offrir.


De Sofia à Chișinău, un réseau qui existe encore

Ce réseau n’est pas improvisé.

Le Centre régional francophone pour l’Europe centrale et orientale, le CREFECO, a été créé à Sofia en 2005. Il accompagne depuis vingt ans les systèmes éducatifs et les enseignants de plusieurs pays de la région.

En 2025, au moment de son vingtième anniversaire, l’OIF indiquait que le centre touchait environ 3 500 bénéficiaires directs par an et dispensait plus de 500 heures de formation annuellement. Il intervient notamment en Albanie, Arménie, Bulgarie, Macédoine du Nord, Moldavie et Roumanie. En 2026 encore, ses activités s’étendent à la Serbie et à d’autres partenaires régionaux.

Ce n’est pas une Francophonie de masse.

Mais elle constitue une infrastructure.

Elle permet à un enseignant moldave d’échanger avec un collègue roumain, à un professeur serbe de participer à une formation francophone à Belgrade, à de jeunes Arméniens, Roumains et Moldaves de créer ensemble des podcasts en français.

Depuis 2024, une université régionale d’été consacrée aux relations internationales est également organisée chaque année à Bucarest pour une cinquantaine d’étudiants et de jeunes professionnels de la région.

Le français ne fonctionne alors plus seulement comme matière scolaire.

Il devient la langue tierce d’un réseau régional.

C’est peut-être là son rôle le plus intéressant.

Un Roumain et un Arménien n’ont aucune raison naturelle de communiquer dans la langue de l’autre. Ils utiliseront très probablement l’anglais. Mais s’ils appartiennent déjà à des réseaux universitaires, culturels ou diplomatiques francophones, le français peut constituer une deuxième langue commune.

Il ne remplace pas l’anglais.

Il empêche simplement l’anglais de devenir l’unique possibilité.


La Moldavie montre comment rendre le français utile

Le programme mené auprès des carabiniers moldaves est à cet égard révélateur.

Depuis 2021, l’OIF accompagne les forces de sécurité moldaves dans l’apprentissage du français en vue d’une éventuelle participation à des opérations internationales de maintien de la paix.

Le programme, commencé à Chișinău, a été étendu à Bălți en 2023.

Au total, 176 carabiniers moldaves avaient déjà été formés aux bases de la communication en français après cinq années de programme. Pour la seule année 2025, 35 carabiniers, dont 11 femmes, ont suivi une formation de français sur objectifs spécifiques. Pour la première fois, une formation de niveau B1 y a été proposée.

Pourquoi enseigner le français à des forces de sécurité moldaves ?

Parce qu'une partie des opérations internationales se déroule dans des pays où le français est utilisé par les autorités ou par les populations.

Savoir parler avec un interlocuteur sans intermédiaire n’est pas un ornement culturel.

C’est une compétence opérationnelle.

Certains bénéficiaires ont ainsi pu suivre à Bucarest le Cours supérieur international dispensé par l’École d’application des officiers de la gendarmerie roumaine Mihai Viteazul avec le soutien de l’OIF.

Voilà peut-être la meilleure défense possible de la Francophonie.

Pas : « apprenez notre langue parce qu’elle est belle ».

Mais :

« apprenez cette langue parce qu’elle vous donne accès à des formations, à des fonctions et à des partenaires auxquels vous n’auriez pas accès de la même manière autrement. »

Une langue qui ouvre une porte reste vivante.


La Roumanie, véritable capitale orientale de la Francophonie

Dans cette géographie, la Roumanie occupe une position particulière.

Son appartenance au monde des langues romanes facilite évidemment la relation au français. Le roumain et le français possèdent une origine latine commune, même si l’histoire du roumain l’a également mis en contact avec de nombreuses langues slaves, balkaniques et orientales.

Mais la relation dépasse largement la linguistique.

Bucarest constitue aujourd’hui l’un des principaux points d’appui institutionnels de la Francophonie dans la région. L’OIF y dispose de sa représentation pour l’Europe centrale et orientale, tandis que le pays accueille formations, programmes universitaires, dispositifs de coopération et rencontres économiques.

Les 10 et 11 juin 2026, plus de 70 entreprises ont participé à Bucarest à une mission économique de la Francophonie consacrée notamment au numérique, à la cybersécurité, à la santé et à l’industrie pharmaceutique. Elle a abouti à la signature de 14 protocoles d’accord.

Une vingtaine d’entreprises étaient venues d’autres régions francophones, notamment d’Afrique, d’Amérique du Nord, du Moyen-Orient et d’Asie, face à une cinquantaine d’entreprises roumaines.

Ce type d’événement donne une autre dimension à la langue.

Un entrepreneur roumain n’apprendra probablement pas le français uniquement pour lire Molière dans le texte.

Mais si le français lui facilite l’accès à Abidjan, Montréal, Casablanca, Tunis, Bruxelles ou Dakar, son calcul change.

La Francophonie devient alors un réseau économique.

Et c’est précisément ce dont elle manque parfois ailleurs : transformer une communauté linguistique en avantages concrets.


Une Francophonie prise entre l’anglais, l’Europe et les langues nationales

Il ne faut cependant pas idéaliser la situation.

La concurrence est immense.

Pour un jeune Moldave, Bulgare ou Roumain qui souhaite disposer d’une langue internationale, le premier choix est presque toujours évident : l’anglais.

L’anglais domine l’économie numérique, une grande partie de la recherche scientifique, les entreprises multinationales et une part considérable de la culture populaire mondiale.

Le français ne le remplacera pas.

Et chercher à le faire serait probablement une erreur stratégique.

La véritable question est donc celle de la deuxième langue internationale.

Après l’anglais, que choisit-on ?

Allemand ?

Français ?

Espagnol ?

Italien ?

Une autre langue régionale ?

C’est sur ce terrain que la Francophonie doit se battre.

Elle dispose encore d’arguments : proximité avec la Roumanie et la Moldavie latines, réseaux universitaires, institutions européennes et internationales, présence en Afrique, débouchés économiques, diplomatie, tourisme, culture.

Mais ces arguments doivent être rendus visibles.

Un cours de français sans débouché identifiable risque de perdre contre une langue dont l'utilité paraît immédiatement évidente.

Une formation reliée à une mobilité universitaire, à un stage, à une entreprise ou à un concours international possède au contraire une toute autre attractivité.


Et si l’Europe orientale était reliée à l’Afrique par le français ?

C’est probablement le retournement géographique le plus intéressant.

Pendant longtemps, apprendre le français à Bucarest ou Sofia revenait principalement à regarder vers Paris.

Ce n’est plus nécessairement vrai.

Le centre de gravité démographique de la langue française se déplace vers l’Afrique. L’OIF estime que 65 % des locuteurs quotidiens du français vivent désormais en Afrique.

Un Roumain apprenant le français n’acquiert donc pas seulement une langue d’Europe occidentale.

Il acquiert aussi un outil lui permettant d’entrer en relation avec une partie importante du continent africain.

La mission économique de Bucarest de juin 2026 en donne déjà une petite illustration : des entreprises roumaines rencontrent grâce au réseau francophone des partenaires venus de plusieurs continents.

Cette connexion pourrait être considérablement développée.

Étudiants moldaves dans des universités francophones africaines.

Entreprises roumaines travaillant en Afrique de l’Ouest.

Informaticiens bulgares collaborant avec Montréal ou Tunis.

Médecins, ingénieurs ou militaires suivant ensemble des formations francophones.

La Francophonie orientale ne devrait donc plus être pensée comme une périphérie culturelle de la France.

Elle pourrait devenir l’un des ponts entre l’Europe et l’Afrique.


La Moldavie possède un avantage supplémentaire : elle est latine à l’Est

La Moldavie présente ici un cas particulier.

La langue roumaine y place le pays dans la famille des langues romanes. Le français bénéficie donc d’une proximité linguistique plus forte qu’en Géorgie, en Serbie ou en Arménie.

Cette situation rejoint directement la réflexion sur la latinité contemporaine.

Nous avons tendance à imaginer le monde latin selon un axe allant de l’Espagne à l’Italie et de l’Amérique hispanophone au Brésil.

La Roumanie et la Moldavie rappellent qu’il existe également une latinité orientale.

Cette géographie pourrait donner au français une fonction originale de trait d’union.

À l’ouest : France, Belgique, Suisse.

Au sud : Afrique du Nord et Afrique subsaharienne.

À l’est : Roumanie et Moldavie.

À l’ouest de l’Atlantique : Québec et Caraïbe.

Le français devient alors moins la langue d’un centre que la langue d’un réseau.

C’est probablement cette représentation qu’il faudrait davantage promouvoir.


Mais l’Arménie prouve que la latinité ne suffit pas

L’Arménie apporte toutefois un correctif utile.

Elle ne parle aucune langue romane.

Elle possède pourtant une longue relation avec la Francophonie et participe depuis des années aux dispositifs régionaux d’enseignement du français.

Cela montre que le français ne peut pas reposer uniquement sur une solidarité des langues latines.

Sa valeur historique vient précisément de sa capacité à circuler au-delà de son aire linguistique d’origine.

Chez les Arméniens, dans les Balkans, au Liban, en Afrique ou dans certaines communautés d’Asie, le français a pu servir de langue de culture, d’éducation ou de relation internationale sans que les populations aient été linguistiquement latines.

Une Francophonie moderne devrait entretenir les deux dimensions.

La proximité romane lorsque celle-ci existe.

Et la fonction de langue-pont lorsqu’elle n’existe pas.


Ne pas transformer la Francophonie en prolongement de l’Union européenne

Il existe enfin un piège institutionnel.

Une grande partie des pays d’Europe centrale et orientale appartient à l’Union européenne ou entretient avec elle des relations étroites. On pourrait donc être tenté de réduire la Francophonie régionale à un simple complément culturel de l’intégration européenne.

Ce serait lui retirer une partie de son intérêt.

Le réseau francophone a justement l’avantage de dépasser les frontières de l’Europe.

Il relie Bucarest non seulement à Paris et Bruxelles, mais aussi à Dakar, Montréal, Abidjan, Tunis, Rabat, Beyrouth, Hanoï ou Port-Louis.

C’est cette dimension mondiale qui peut justifier son maintien.

La Francophonie n’a pas besoin d’être une petite politique linguistique annexée à une autre construction régionale.

Elle peut offrir une géographie différente.

Et c’est cette géographie qui donne au français une valeur supplémentaire.


La paix ne se construit pas seulement par des slogans

Le nom choisi pour le camp moldave, « Ensemble pour la paix ! », pourrait facilement sembler consensuel au point d’être banal.

Mais l’idée devient plus intéressante lorsqu’on rapproche cette initiative des formations destinées aux carabiniers.

Les jeunes apprennent une langue pour communiquer avec d’autres Européens.

Les militaires et forces de sécurité l’apprennent pour travailler avec d’autres contingents et éventuellement dialoguer avec des populations francophones.

Dans les deux cas, la langue sert à réduire la distance entre personnes qui ne partagent pas nécessairement la même histoire nationale.

Le français ne fera évidemment pas la paix à lui seul.

Aucune langue ne le peut.

Mais la capacité à communiquer directement constitue l’une des conditions élémentaires de la coopération.

Dans un monde où l’on parle beaucoup de dialogue entre cultures, continuer à multiplier les langues réellement maîtrisées est probablement plus utile que de multiplier les déclarations sur le dialogue.


L’Europe de l’Est comme test de vérité

C’est finalement ce qui rend cette petite actualité moldave intéressante.

La Francophonie d’Europe orientale n’a pas derrière elle une immense population de langue maternelle française.

Elle ne peut donc pas vivre par inertie.

Elle doit être utile.

Si elle veut durer, elle devra proposer aux jeunes des raisons très concrètes de continuer à apprendre le français :

des études ;

des bourses ;

des échanges ;

des emplois ;

des réseaux professionnels ;

des formations ;

des débouchés diplomatiques ;

des programmes culturels ;

des partenariats économiques.

Et surtout, elle devra leur montrer que parler français ne signifie pas seulement pouvoir aller en France.

Cela signifie pouvoir entrer dans un espace mondial.

C’est probablement là que se joue l’avenir du français en Moldavie, en Roumanie et dans les Balkans.

Non dans la nostalgie d’un temps où les élites européennes parlaient naturellement français.

Mais dans la construction d’un nouveau réseau où cette langue conserve suffisamment d’utilité pour mériter d’être choisie.


Conclusion

Le camp « Ensemble pour la paix ! » n’a réuni que quelques dizaines de jeunes.

Les 176 carabiniers moldaves formés depuis 2021 ne modifieront pas à eux seuls la géographie linguistique de l’Europe.

Les 70 entreprises réunies à Bucarest en juin ne constituent pas davantage un marché commun francophone.

Mais mises ensemble, ces initiatives dessinent quelque chose.

Une Francophonie moins patrimoniale et davantage fonctionnelle.

Le français comme langue d’éducation.

Comme langue de coopération.

Comme langue économique.

Comme langue diplomatique.

Comme langue de sécurité internationale.

Dans l’Europe orientale du XXIᵉ siècle, il ne retrouvera sans doute jamais la position prestigieuse qu’il occupait autrefois auprès de certaines élites.

Ce n’est peut-être même pas souhaitable.

Son avenir peut être plus modeste, mais aussi plus solide.

Être non pas la langue internationale de la région, mais l’une de celles qu’il vaut vraiment la peine de connaître.

Et si la Francophonie réussit cela à Chișinău, Bucarest, Sofia ou Erevan, elle aura prouvé quelque chose d’essentiel :

une langue peut continuer à gagner des locuteurs même là où personne n’est obligé de la parler.


La note francophone

L’Europe centrale et orientale constitue peut-être le meilleur test de la valeur réelle du projet francophone.

Lorsqu’une population parle déjà français, défendre la langue peut relever de la transmission.

Lorsqu’elle ne le parle pas, il faut donner envie de l’apprendre.

C’est pourquoi la Francophonie orientale devrait devenir un laboratoire : chaque étudiant, professeur, diplomate ou professionnel qui choisit volontairement le français constitue en quelque sorte un vote en faveur de son utilité.


🎥 À voir

Camp d’été francophone international « Ensemble pour la paix » en Moldavie

Le compte rendu du CREFECO revient sur le séjour organisé du 9 au 16 août 2026 et sur les activités proposées aux jeunes des neuf pays participants.


Sources

Moldavie : Camp d’été francophone « Ensemble pour la paix » — OIF

Le camp s’est tenu du 9 au 16 août 2026 et a réuni des élèves et enseignants de neuf pays d’Europe centrale et orientale.

Moldavie : former en français des carabiniers déployés sur les missions de paix — OIF

Depuis 2021, 176 carabiniers moldaves ont été formés aux bases de la communication en français. Le dispositif est notamment destiné à faciliter leur accès aux formations et opérations internationales de paix.

Le CREFECO : 20 ans au service de l’enseignement du et en français en Europe centrale et orientale — OIF

Créé en 2005 à Sofia, le centre constitue depuis deux décennies l’un des principaux instruments de coopération éducative francophone de la région.

Europe centrale et orientale : apprentissage du français et engagement citoyen — OIF

En 2026, l’OIF a notamment développé des projets de médias avec des jeunes Arméniens, Moldaves et Roumains ainsi qu’une université régionale d’été consacrée aux relations internationales.

Bilan de la Mission économique retour de la Francophonie en Roumanie — OIF

La rencontre organisée à Bucarest les 10 et 11 juin 2026 a réuni plus de 70 entreprises et débouché sur 14 protocoles d’accord.


Pour aller plus loin

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Et vous ?

Le français peut-il encore progresser en Europe centrale et orientale face à la domination de l’anglais ? La Francophonie devrait-elle concentrer davantage ses moyens sur les études, les métiers et la mobilité plutôt que sur les manifestations symboliques ? Et la Roumanie et la Moldavie pourraient-elles devenir de véritables passerelles entre l’Europe orientale et l’Afrique francophone ?


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